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Transférer la technologie du laboratoire à l’industrie

Mise à jour le 10 août 2021

Beaucoup d’idées nées dans des laboratoires de recherche restent en plan sur le chemin de la mise en œuvre industrielle. Pour y remédier, 22 instituts de recherche et entreprises industrielles suisses, dont l’EPFL, ont créé le réseau des centres suisses de transfert de technologie, les « Advanced Manufacturing Technology Transfer Centres ».

Les universités et institutions de recherche suisses occupent régulièrement les premières places des classements internationaux de la recherche. Pourtant, seules quelques nouvelles technologies trouvent leur voie vers des applications industrielles.

Advanced Manufacturing Technology Transfer Centres : dans quel but ?

Trop peu de nouvelles technologies sont développées dans des laboratoires adaptés aux réalités industrielles, par exemple pour assurer qu’elles puissent être produites en grandes quantités de manière fiable et rentable.

La création d’un réseau des centres suisses de transfert de technologie, les « Advanced Manufacturing Technology Transfer Centres » (AM-TTC) vise justement à créer des lieux permettant de démontrer qu’une nouvelle technologie ne fonctionne pas seulement à l’échelle d’un laboratoire, mais aussi dans des applications industrielles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan d’action « Digitalisation » de la Confédération et vise à maintenir durablement la Suisse en tant que site de production moderne et de qualité.

Douze centres sont actuellement à l’étude et planifiés. Les sujets abordés vont de l’impression 3D d’implants et de la fabrication de cellules de batterie innovantes à l’utilisation de technologies de fabrication numériques et de robots sur les chantiers de construction. Ils devront mettre en place, exploiter et rendre accessibles des installations pilotes de production permettant de passer du travail manuel élaboré réalisé en laboratoire au processus d’industrialisation.

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Qui sont les membres fondateurs ?

Les centres sont constitués sous la forme d’un « partenariat public-privé » et coordonné par une association faîtière, la « AM-TTC Alliance ». Parmi les membres fondateurs figurent l’EPFL, le CSEM, de nombreuses hautes écoles spécialisées et d’autre institutions de recherche, ainsi que des entreprises industrielles telles que ABB, BASF, Bühler, Georg Fischer, Hilti, Oerlikon, Rolex, Richemont et Siemens.

Du côté romand, l’EPFL, notamment à travers l’Institut de Microtechnique de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Ingénieur, et le CSEM se sont engagées à proposer la création d’un des futurs centres le M2C. Il réunirait un consortium de partenaires académiques (EPFL, HE-Arc, HE-FR et UniNe), un organisme de recherche et de technologie CSEM, ainsi que deux groupes industriels leaders au niveau international, actifs dans l’industrie horlogère et dans les équipements de fabrication industriels haut de gamme.

Des discussions sont en cours pour établir de nouveaux partenariats et collaborations avec des organisations actives dans l’instrumentation, les sciences de la vie et les dispositifs médicaux. Multidisciplinaires par nature, les activités du centre seront axées sur le développement et la compréhension de nouveaux procédés de fabrication de composants et microsystèmes de petite taille et de très haute précision, combinant un large éventail de matériaux et de technologies.

 

 

Crédit: Article adapté d’une publication originale sur le site de l’EPFL, les textes, les images et les vidéos sont sous licence CC BY-SA 4.0
Hélène Baron